Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement

Périodique

LE MER H, NAOURI D, VARNIER R

Paris : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, Etudes et Résultats, (1374), 2026, 7 p., ISSN 1146-9129

Thématique(s) : Cancer | Inégalités sociales de santé

En France, si le cancer dans son ensemble touche toutes les catégories sociales, l’incidence des différents cancers, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas diagnostiqués sur une période donnée, diffère selon le niveau de vie des personnes touchées et la localisation de leur tumeur. Entre 2013 et 2020, parmi les quatre cancers les plus fréquemment diagnostiqués (sein, prostate, poumon, colorectal) en France hors Mayotte, le cancer du poumon se développe plus souvent chez les personnes modestes, tandis que les cancers du sein et de la prostate touchent davantage les personnes au niveau de vie plus élevé. Les plus modestes développent plus souvent des cancers de mauvais pronostic et des cancers susceptibles d’être évités, car associés à des facteurs de risque connus.
Lorsqu’un cancer survient, il est aussi plus fréquemment diagnostiqué à un stade avancé chez les plus modestes, laissant présager des inégalités de survie. Les cancers diagnostiqués plus tardivement chez les plus modestes que chez les plus aisés correspondent à des cancers pour lesquels il existe des dépistages.

(Résumé de l'éditeur)


 drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260604-incidence-des-cancers

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