Environnement social favorable à la santé mentale en contexte scolaire : quelles interventions privilégier ?
Ouvrage
LAFOREST J, BRAEN BOUCHER C, ROBERGE MC
Québec : Institut national de santé publique du Québec, 2026, 57 p.
Thématique(s) : Santé mentale
Collection État des connaissances
L’école est un milieu de vie d’importance. Les apprentissages qui y sont faits, les ressources qui y sont fournies, ainsi qu’un environnement social inclusif et sécurisant contribuent à promouvoir la santé mentale des élèves. Le soutien social à l’école (c.-à-d., la qualité des relations interpersonnelles) et la participation des élèves à la vie scolaire sont des déterminants de l’environnement social importants pour la santé mentale. L’objectif de cette synthèse des connaissances est de décrire les interventions visant le soutien social à l’école ou la participation à la vie scolaire, ainsi que leurs effets sur la santé mentale des élèves de 5 à 17 ans.
Caractéristiques des interventions recensées
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Toutes les interventions touchent au soutien social à l’école (par ex., activités de collaboration entre les élèves et le personnel de l’école). Certaines permettent en plus aux élèves de participer à la vie scolaire (par ex., révision des politiques et règles de l’école). Aucune intervention ne touche uniquement à la participation ;
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Au niveau scolaire primaire, les indicateurs de santé mentale étudiés sont davantage des indicateurs positifs (par ex., le bien-être), alors qu’au niveau secondaire, ce sont davantage des indicateurs relatifs aux symptômes qui sont étudiés (par ex., les symptômes anxieux).
Effets des interventions recensées
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Peu d’effets bénéfiques sur les indicateurs de santé mentale sont observés. Lorsque c’est le cas, ils concernent des groupes spécifiques d’élèves (par ex. les élèves avec un faible sentiment d’appartenance), des écoles avec des caractéristiques particulières (par ex. écoles inclusives, peu d’intimidation et leadership exceptionnel), et découlent d’analyses avant‑après sans groupe de comparaison ;
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Les interventions ne semblent pas présenter d’effets indésirables sur la santé mentale, mais il reste pertinent de porter attention aux groupes particuliers d’élèves susceptibles de vivre des difficultés psychologiques.
Les résultats ne permettent pas d’identifier d’intervention « clé en main » qui pourrait s’appliquer à l’ensemble des contextes scolaires. Les interventions pourraient avoir plus de portée lorsqu’elles ne se limitent pas à la transmission d’informations comme forme de soutien, et qu’elles s’inscrivent dans la durée pour permettre des relations interpersonnelles stables et l’engagement des élèves. Les résultats suggèrent également que des caractéristiques comme le leadership de la direction ou la perception des élèves d’être acceptés représentent des conditions favorisant l’efficacité de ce type d’interventions. Ces caractéristiques permettraient d’influencer positivement le sentiment d’appartenance, lequel favoriserait la santé mentale. Renforcer le sentiment d’appartenance à l’école pourrait ainsi représenter une cible prometteuse. Enfin, comme les écoles ont déjà dans leur mission le bien-être des élèves, il est possible que les interventions proposées dans les études ne présentent pas d’avantages par rapport aux activités régulières entreprises. Un portrait des écoles s’avère utile au choix des interventions à privilégier afin qu’elles soient complémentaires aux pratiques déjà en place.
(Résumé de l'éditeur)
www.inspq.qc.ca/publications/3771
Santé mentale Scolarité École Apprentissage cognitif Promotion de la santé Relation interpersonnelle Vie scolaire Enfant Adolescent Participation sociale Élève Bien être Trouble anxieux Indicateur de santé Indicateur de santé positive Efficacité Environnement favorable Action prometteuse
