Sept Français sur dix pensent être en mesure de se protéger du dérèglement climatique
[HOIBIAN S, MILLOT C, PASQUIER M] La multiplication et intensification des canicules, inondations, feux de forêts, tempêtes ont des conséquences sur la population : santé fragilisée, augmentation de la mortalité, infrastructures sous tension, économie ralentie, conflits d’usage sur l’eau, habitat dégradé, tensions sociales, etc. Ces impacts posent la question d’une « transition juste et sécurisante ». À la demande de la DGCS, le CRÉDOC a interrogé un échantillon représentatif de 3 000 personnes en janvier 2026, avant les fortes canicules et méga-feux de l’été 2026.
L’enquête révèle que sept personnes sur dix pensent être en mesure de protéger leur vie personnelle des conséquences du dérèglement climatique, et cela quelles que soient les catégories sociales, les territoires ou le statut d’occupation du logement. L’inquiétude de ne pas réussir à se protéger par soi-même est plus marquée parmi les catégories effectivement les plus exposées : bas revenus, femmes et personnes isolées socialement.
Les trente entretiens qualitatifs menés par Viavoice pour la DGCS montrent que la possibilité d’une mutualisation des risques (comme c’est le cas actuellement pour la santé avec la Sécurité sociale) n’est pas du tout présente dans les esprits. Nombreux se focalisent uniquement sur les évènements éprouvés dans leur territoire et considèrent que c’est à chacun d’opérer les bons choix de vie pour se protéger.
Beaucoup anticipent des changements importants dans les modes de vie
Les inondations, canicules, feux de forêts, tempêtes ont tendance à être plus nombreux, plus intenses, à toucher davantage de territoires et à durer plus longtemps en liaison avec le changement climatique selon Météo France et le GIEC. L’enquête du CRÉDOC, menée avant les canicules et incendies de l’été 2026, révèle que sept Français sur dix estimaient qu’ils pourront se protéger par leurs propres moyens des conséquences des événements climatiques futurs.
Certes, ces dernières années les préoccupations environnementales sont en recul par rapport à d’autres comme le pouvoir d’achat, la sécurité ou les tensions internationales. Mais la confiance en soi face au dérèglement climatique ne doit pas être interprétée comme un déni des enjeux environnementaux : 61 % des personnes enquêtées se disent conscientes que le dérèglement climatique va entrainer des changements importants dans leurs modes de vie. Et 48 % déclarent qu’il les rend plus anxieux au quotidien.
Selon l’Ademe, 52 % des Français affirment en 2025 avoir déjà subi les conséquences du réchauffement climatique là où ils habitent, soit un doublement en une décennie : ils étaient 24 % en 2015.
https://www.credoc.fr/publications/sept-francais-sur-dix-pensent-etre-en-mesure-de-se-proteger-du-dereglement-climatique

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